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vit et travaille à Aix-en-Provence
lives and works in Aix-en-Provence


piegusek2@o2.pl

 

version anglaise + CV sur :  Aleksandra Czuja : Saatchi Online

« Le monde contemporain propose aux jeunes gens d’aujourd’hui des substituts très attractifs de la réalité: internet, jeux vidéo, pubs, videoclips.
Pour moi en tant que peintre, cette surcharge d’infos visuelles est stimulante pour chercher des solutions picturales de plus en plus attractives, pour que le monde des images, que je propose, intéresse le spectateur, l’intrigue et le réveille à la réflexion sur ce monde, dans lequel nous vivons aujourd’hui. »


Book:czuja aleksandra : Book

2008 vue de l'exposition spame-moi

Aleksandra crée un monde de couleurs, de matière, mais aussi d’images, de symboles dont elle s’accapare, qu’elle revisite et qu’elle transforme pour leurs donner un sens nouveau, le sien. Ainsi la Vierge Marie se retrouve avec la voiture du filme de Tarantino ou les personnages des filmes de Gust van Sant, des personnages des peintures de Masaccio retravaillés à la manière des bandes dessinées. Les images de l’actualité tirées des journaux côtoient les citations des grandes oeuvres d’arts(ex.: le commencement du monde de Courbet ou extase de sainte Thérèse de Bernin. Des crânes de chèvre se posent sur les murs quand elle fait ses installations, à en devenir comme un élément de décoration, mais qui garde quelque chose d’obsessionnel, d’inquiétant. Si vous l’interrogez sur ce symbole, elle vous dira que ce crâne ne signifie pas la mort mais le moment du passage entre la vie et la mort. C’est ce qui reste et n’est plus. Elle le pose comme on crie ATTENTION. Sur un petit personnage de dessin animé qu’elle met sur une peinture, elle dit « il pose des questions ». Alors que faire de ces peintures qui peuvent nous apparaître comme des rebus que nous ne pouvons comprendre entièrement car l’auteur a pris la liberté de changer le sens des choses. Où ce qui est universel se mélange avec le plus intime. Où les images se croisent sans raisons apparentes. Elles nous font poser plus de questions qu’elles ne donnent de réponses. Et c’est peut-être mieux ainsi. Car ce que fait Aleksandra est de l’ordre du sensible, du palpable et de l’émotion et non de l’intellect. Ce n’est pas un discours, un commentaire mais une réaction d’une jeune femme et d’une peintre.